WordPress : les révisions ne sont pas la sauvegarde du site

Une page WordPress semble former un seul objet : texte, photographie, bouton de téléchargement et présentation. Pourtant, ces éléments reposent sur plusieurs composants du site. Comprendre cet assemblage permet de poser une question essentielle au sujet des sauvegardes : quels éléments pourra-t-on réellement réunir pour refaire fonctionner cette page ?
Sous la page, une base et des fichiers
La base de données est l’ensemble organisé où WordPress conserve notamment les pages, les articles, les commentaires et des réglages. La documentation de sauvegarde de la base précise ce périmètre. Les fichiers du site constituent un autre ensemble : le logiciel WordPress, les thèmes qui participent à la présentation, les extensions qui ajoutent des fonctions, ainsi que les images et documents téléversés. Ces composants sont décrits dans le guide de sauvegarde des fichiers.
Imaginons une page de présentation d’un atelier, avec un texte, une photographie et un lien vers une brochure PDF déposée sur le site. Le texte de la page relève de la base ; la photographie et le PDF sont des fichiers. Les fichiers du thème et d’éventuelles extensions participent aussi au résultat affiché. Une copie du seul texte laisse donc de côté une partie de ce qui rend cette page utilisable.
La séparation a une conséquence moins visible : télécharger les dossiers WordPress depuis le serveur ne copie généralement pas la base de données, qui est gérée séparément. À l’inverse, exporter la base ne récupère pas les fichiers de la photographie et de la brochure. Le guide général des sauvegardes WordPress demande de conserver les deux ensembles pour restaurer complètement un site classique. Ni le volume d’une archive ni son nom « sauvegarde » ne suffisent à établir son contenu.
La révision appartient à la mémoire éditoriale
Les révisions sont des états enregistrés d’une publication, conservés dans la base. La documentation WordPress indique qu’elles suivent par défaut les changements du titre, de l’auteur, du contenu et de l’extrait. Elles permettent de comparer des rédactions ; elles ne constituent pas une copie du logiciel, des extensions ou des médias du site.

Dans notre exemple, une révision peut conserver une ancienne rédaction du lien vers la brochure. Cela ne signifie pas qu’elle contient le PDF lui-même. La distinction est importante lorsqu’un document téléchargeable fait partie de l’information proposée au visiteur : conserver son adresse dans une page et conserver le document sont deux choses différentes.
Cette mémoire a aussi ses réglages. Le nombre de révisions peut être limité ou leur conservation désactivée, hors enregistrement automatique. Cet enregistrement automatique, ou autosave, est limité à un état par utilisateur et par publication, remplacé par le suivant. Il ne fournit donc pas une archive continue. Ces limites sont également documentées dans la page WordPress sur les révisions.
Une sauvegarde cohérente réunit les composants correspondants
Le guide général recommande de considérer les fichiers et la base comme un même jeu de sauvegarde, par exemple constitué autour du même moment. Cette cohérence sert à retrouver un ensemble qui puisse fonctionner : une base faisant référence à la brochure de l’atelier doit être accompagnée des fichiers correspondants. Accumuler séparément des copies sans savoir lesquelles vont ensemble laisse cette question ouverte.
Un export de base peut prendre la forme d’un fichier SQL, c’est-à-dire un fichier destiné à reconstituer les données dans le système de base de données. Le ranger avec les fichiers du site facilite leur association ; sa simple présence dans un dossier ne remplace pas sa réimportation lors d’une restauration. La documentation de sauvegarde de la base explique cette distinction.
Pour apprécier une solution, demandez donc ce qui est inclus, comment les copies de la base et des fichiers sont associées, où elles sont conservées et comment leur restauration est vérifiée. Sur l’exemple de l’atelier, un résultat concret à contrôler serait une page qui affiche sa photographie et dont le lien ouvre la bonne brochure. Ce critère relie la sauvegarde au service rendu au visiteur, au-delà de la seule existence d’une archive.
Choisir un suivi adapté à ce que le site doit préserver
Les révisions rendent service aux personnes qui rédigent ; la sauvegarde technique couvre un ensemble plus large de composants. Pour examiner l’hébergement et la maintenance Gaia, partez de cette composition réelle du site. Le comparatif distingue notamment les sauvegardes et les tests de restauration selon les offres. La page Cybersécurité rappelle que les contrôles et modalités d’intervention varient également : faites préciser le périmètre retenu pour les contenus, médias et fonctions qui comptent pour votre activité.




